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  • Romain Larue

COMMENT APPRENDRE : ACTIVE RECALL

Dernière mise à jour : 6 juin




Durant mes études on ne peut pas dire que j’ai été le plus efficace des étudiants et j’ai dû travailler pour combler des lacunes que j’avais accumulé non seulement après le bac mais aussi longtemps avant.

Le problème c’est que le programme scolaire français ne nous apprend pas comment apprendre et on se débrouille un peu avec des techniques qui ne sont pas forcément efficaces.

Dans cette série d'article je vais te parler de différentes techniques et organisation pour être le plus efficace dans ton apprentissage avec deux objectifs :

• Améliorer l’intégration des informations pour les oublier le moins possible

• Gagner du temps d’apprentissage en sélectionnant les méthodes les plus efficientes.

Aujourd’hui je te parle de l’active recall et on passera par :

• Ce qu’il faut arrêter de faire pour apprendre

• On verra sur quel fonctionnement du cerveau on peut se baser pour apprendre

• Et on en viendra à l’active recall

C’est parti !


CE QU’IL NE FAUT PAS FAIRE


Durant notre scolarité on a été laissé un peu seuls pour apprendre alors on a beaucoup fait la même chose : relire, surligner, faire des fiches...

Et on l’a fait pendant des heures alors qu’on sait depuis près de 30 ans que ça fait partie des techniques les moins efficaces pour retenir et comprendre une information.

C’est de l’apprentissage passif qui n’est absolument pas ce qui vous permettra de tenir le rythme long terme.

Et ça c’est le fonctionnement de notre cerveau qui nous le dit


COMMENT LE CERVEAU AIME APPRENDRE ?


Notre magnifique cerveau est fait pour accumuler des données. Mais pour qu’il le fasse de façon efficace il faut qu’il fasse une chose importante : réfléchir.

Il veut chercher des choses avec de la difficulté. De la vraie activité bien loin de la passivité de la lecture de fiche.

Clairement pour être le plus efficace possible il faut poser des colles à notre cerveau et lui permettre de chercher les informations sans les avoir sous les yeux.

Ce qui n’arrive pas lors de la lecture de fiche ou on trouve toutes les informations sous forme d’affirmation. On ne demande rien à notre tête on peut le faire de façon totalement passive.

Poser des questions va permettre de lancer le travail d’enquêteur de la mémoire qui va aller chercher les informations dans notre cerveau.


Il va ainsi s’entrainer à trouver ce dont on a besoin là où ça se trouve et l’organiser pour le trouver plus facilement.

L’autre avantage c’est qu’il va trouver des réponses dans son langage et raconter ce qu’il a compris plutôt que d’utiliser les phrases toutes faites qu’on trouve sur les fiches.

Notre cerveau a aussi besoin d’échouer pour apprendre. Le questionnement sans les réponses sous les yeux ça va forcément mener à l’échec et si on y réfléchi bien on apprend surtout quand on se plante.

Lorsqu’on a raté à une interro et qu’on est allé chercher dans nos cours la bonne réponse, on sait qu’elle sera gravée de façon plus marquée dans notre mémoire.

On aura appris de notre erreur.

On peut donc se demander : pourquoi attendre l’examen pour se planter et apprendre ? Alors qu’on peut le faire avant et faire en sorte que les erreurs soient moins nombreuses le jour de l’examen. C’est exactement le but l’ACTIV RECALL.

L’autre intérêt de faire de la révision active c’est que cela permet à notre mémoire de l’organiser :

A force d’aller chercher des informations notre cerveau va faire des liens entre les choses et s’organiser pour que l’infirmations soit la plus accessible et la plus claire possible. C’est la raison pour laquelle il est important d’avoir bien compris le cours avant de l’apprendre.

On va voir ça tout de suite !


L’ACTIV RECALL COMMENT ÇA MARCHE ?


Pour mettre en place l’active recall il y a plusieurs étapes

On commence par relire le cours pour être sûr qu’il est complet et que l’on a compris son sens, qu’il est clair dans notre tête lorsqu’on le lit. N’hésitez pas à effectuer des recherches sur les zones d’ombre et les termes un peu flous pour être sûr d’avoir tout compris.

Après la phase de compréhension on passe à l’apprentissage :

Le but est donc de questionner notre cerveau sans lui donner la réponse.

On va donc utiliser ce qu’on appelle des FLASH CARDS : elles peuvent être sur papier ou numérique. On y inscrit d’un côté une question et de l’autre la ou les réponses.

Par exemple on ne notera pas : les insertions proximales du soléaire sont la face postérieure de la tête de la fibula et face postérieure du tiers moyen du bord médial du tibia, arcade fibreuse entre les deux, MIO”

On mettra sur une face une question ici “quelles sont les insertions proximales du muscle soléaire” et de l’autre côté les réponses” la face postérieure de la tête de la fibula et face postérieure du tiers moyen du bord médial du tibia, arcade fibreuse entre les deux, MIO”

Pour s’interroger on pose la question, on cherche la réponse et on vérifie après, ce qu’on n’aura pas trouvé sera un échec mais on apprendra de cet échec avant l’examen. Pour de l’anatomie comme ça on peut ajouter un petit schéma avec les réponses pour avoir une notion visuelle

On fait ça pour chaque élément à connaitre et on s’interroge régulièrement dessus. Il existe un espacement optimal pour les révisions et on y reviendra dans l'article sur le SPACE RECALL.

On peut utiliser différent support pour faire de l’ACTIV RECALL, pour les plus attaché au papier la fiche cartonnée est une solution mais ça va vite devenir un enfer de gérer toutes ces fiches.

Il existe des applications pour rentrer ses fiches et les réviser par matière ou par chapitre. J’utilise parfois ANKI qui permet de faire les fiches et de s’évaluer pour gérer au mieux les révisions. Mais ce que j’utilise le plus c’est NOTION et ses toggle list qui permettent de cacher facilement du contenue.

Une fois que je les ouvre, je mets en gras ou en couleur ce que je n’ai pas bien trouvé pour voir si ça s’améliore la fois d’après.

Une fois qu’on a passé en revue les fiches et qu’on a un bon taux de réussite on peut commencer à se mettre en situation avec des examens tiré d’archive ou des mises en situations, pour les matières médicales on parle de cas clinique par exemple.

Enfin la dernière étape pour valider ses connaissances c’est de savoir l’expliquer et comme l’a bien dit Richard Feynman : Pouvoir expliquer un sujet à un enfant 5 ans est la meilleure façon de savoir si on le comprend complètement.

La connaissance ça se partage alors profitez-en pour le faire avec le plus de monde possible.


CONCLUSION


Voilà pour ce premier article sur l’apprentissage.

Je vous invite a essayer d’arrêter la lecture passive d’affirmations et apprendre sous forme de question en mettant votre cerveau en difficulté. Faites des flash cards physique ou numérique et interrogez-vous. Un fois que vous êtes incollable vérifiez vos connaissances avec des questions d’examens puis des cas concrets de votre domaine et enfin expliquez les concepts aux autres et surtout aux enfant leur cerveau est le plus affamé de connaissance !


J’espère que cette article vous a plu, on poursuivra cette série avec le space recall. Vous pouvez retrouver la vidéo associée juste ici : https://youtu.be/Oi-8n4w5Hvk


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C’est tout pour cet article, on se voit dans la prochain.

D’ici là, prenez soin de vous

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